Un petit peu de retard dans la tenue de ce blog, désolé. Donc ce billet pour vous parler du festival Mozart. Pour une fois, ce n'est pas Lucjan (collègue livré avec l'option détecteur de festivals et sorties diverses) qui me l'a conseillé, mais Max de Playsoft. Le festival dure 4 jours (4 soirées en fait) et se tient dans le parc d'Oliwa, sorte de jardin des plantes avec un chateau au milieu.
Mercredi soir donc, soirée d'ouverture du festival. Le concert a lieu dans la cour du chateau. J'arrive 20 minutes en avance et toutes les places assises sont déja prises. Bon, l'entrée est gratuite, le programme aussi, je ne vais pas me plaindre. C'est l'orchestre de la Baltique qui joue (celui-là même pour lequel j'avais payé pour ne pas l'entendre jouer). Ouverture des noces de Figaro, symphonie, etc. Je me suis posé dans l'herbe, allongé sur les pelouses du chateau. Juste un petit rayon de soleil couchant, une branche d'arbre et le ciel bleu pour tout champ de vision. D'autres personnes m'imitent assez rapidement.
A la fin du concert, tout le monde quitte la cour et se dirige vers un autre point du parc. Je les suis (bêêêê...). Arrivé sur place, pas de scène. Juste un grand bassin et des spots, éteints, derrière. Bizarre. Je prends place et j'attends, en regardant les spectateurs du premier rang enfiler des imperméables. D'un coup, toutes les lumières du parc s'éteignent, et le spectacle commence. Le grand bassin est rempli de jets d'eau, commandés à distance. Les spots servent à les éclairer, et des tableaux aquatiques se succèdent pendant près d'une heure tandis que des hauts parleurs diffusent tous les canons mozartiens les un après les autres : petite musique de nuit, ouvertures de la flûte enchantée, extraits des concertos pour clavier, clarinette, flûte, cor, de la 40ème... Superbe. A la fin de cet "eau d'artifice" je décide de rentrer sans voir le dernier concert de la soirée, mon estomac commençant à protester. Il ne doit pas aimer Mozart.
Vendredi, rebelotte en sortant du taff. Le premier concert est cette fois ci à 18h00, pas de temps à perdre. C'est le mariage de Figaro, mais en version concert. Un kiosque à musique est situé près d'un petit étang, entouré d'arbres formant un amphithéâtre naturel. Sensations bizarres, concert limite privé et pourtant ouvert à tous. Petit moment à savourer.
Après une pause repas, retour dans la cour du chateau pour le dernier concert, les varsoviens débarquant le lendemain soir. Le programme n'est pas clair (à moins que ce soit ma compréhension du polonais qui soit encore un peu brumeuse)... Je crois comprendre qu'il s'agit d'oeuvres de Mozart et de Piazzola alternées. J'aime les deux, pas de problème. Après 1h00 de retard (quand même), les instrumentistes arrivent. Et là, le bandonéon commence à jouer avec le quatuor à cordes, plus un piano, un air que je connais mais que je n'arrive pas à situer. Tout d'un coup, déclic : ils sont en train de massacrer l'ouverture du mariage de Figaro (qui a décidement la cote en Pologne). Le bandonéon est un très bel instrument, mais c'est confirmé, ce n'est pas fait pour les opéras de Mozart. Puis, par un subtil (ironie, quand tu nous tiens...) enchaînement, on bascule sur une oeuvre de Piazzola. Là, c'est la violoniste que je sentais déja moyen sur Mozart qui va s'illustrer. Elle joue faux, semble mettre tout son poids sur l'archet, c'est criard, ridicule. Le contrebassiste commence à la regarder bizarrement, moi à me marrer franchement. Il est temps que le morceau se termine. Le public est partagé, je suis assis entre un vieux monsieur qui ne goûte pas du tout la plaisanterie et qui garde ostensiblement les mains dans ses poches, bras croisés (oui, il est souple) et une petite dame quasi-hystérique qui applaudit à tour de bras en lançant de petits cris. C'est à ce moment qu'entre la chanteuse. Je la vois tout d'abord de profil, elle fait penser à Rossy de Palma. Puis elle se tourne. Petit sursaut, de face c'est Gabin. Enfin bon, elle a une belle voix, c'est déja ça. Elle sauve le troisième morceau du naufrage auquel l'orchestre le destinait, puis repart. Je choisis de l'imiter.
Bilan : deux très bons concerts, un joli spectacle, et un concert gag.
Tu aurais pas un extrait a nous faire ecouter de ton concert gag, moi je voudrai voir ce que ca donne.
Puis j'aimerai bien voir la posture du mec les bras croises et en meme les mains dans les poches ou alors j'ai tres mal compris le polonais francais ^^
pas d'extrait du concert, mais je te jure que c'était un grand moment.
Pour la posture, c'est simple : tu mets ta main gauche dans ta poche droite et vice-versa. Tu verras ce que ça donne ;)
Mais cela n'est pas possible. D'abord je passe pour un con dans l'entreprise a essayer ca et en plus j'y arrive pas ou alors je me fais mal.
A défaut de t'amener le vieux monsieur (ça me coûterait cher en supplément de bagages en soute), je te fais une démo à la rentrée.