Aujourd'hui TV5 Monde, Euronews, worldweather.net et la carte satellite de la Pologne sont tous d'accord : Orages et averses violentes. Je n'ai pas consulté madame Irma, mais elle aurait sans doute été du même avis. C'est donc en toute logique que je choisis d'aller en vélo visiter la ville de Gdynia, située à une bonne vingtaine de kilomètres de Gdansk.
Le chemin passe par Sopot, la station balnéaire. Quelques kilomètres plus loin, la première plage de Gdynia, complètement excentrée et séparée du reste de la ville par un parc naturel. Des petits bateaux de pêche sont hissés sur la plage par un système de treuil tout à fait artisanal.
Après ce parc, je découvre la ville. En fait, l'urbanisation de Gdynia (ville maintenant de la taille de Nantes) date de 1920. Avant, c'était un village de pêcheurs. Maintenant que j'ai vu la ville, j'imagine bien la réunion de décision d'urbanisation de Gdynia : Voyant que toutes les villes alentours avaient des monuments, cathédrales, musées... les autorités ont décidé de se distinguer : Gdynia n'aurait RIEN de tout cela. Ensuite, ils se sont posés la question de la réalisation. Là, un architecte très inspiré a dû se lever et déclarer quelque chose du genre "oh bah c'est simple, y'a qu'à foutre du béton partout". Gdynia était née.
Ok, je caricature un peu, mais franchement il y a de ça... Le seul élément réussissant à apporter un intérêt à la visite est un beau trois-mâts, ancien navire école maintenant converti en musée. La plage est minuscule, la principale promenade envahie d'échoppes proposant des souvenirs typiques d'artisanat polonais made in China. La succession de barres de béton n'est interrompue qu'en de rares endroits par des monuments commémorant tel ou tel héros de la flotte de la Baltique, fleurant bon une époque que les polonais balaient de la main dès que j'essaie d'aborder le sujet... Le principal musée apporte lui aussi sa contribution poétique à l'harmonie de l'ensemble : c'est le musée de la marine polonaise, qui expose donc en plein air mais également dans un bâtiment dont la forme rappelle un bunker tout ce que l'on peut imaginer d'armements, hélicoptères, torpilles et autres engins réjouissants le tout dans une teinte uniforme vert de gris.
Autant dans d'autres villes on a le sentiment que l'architecture a quand même évolué, autant à Gdynia la silhouette des "Sea towers" en construction n'a rien de rassurant... Je continue ma balade vers le port, mais ce quartier est encore plus déprimant (si si). Je finis par faire demi-tour. Finalement les deux seuls éléments sauvables sont le trois mâts et le parc naturel. Et encore, concernant le parc naturel, je suis tombé sur une pancarte de projet de complexe touristique en front de mer au beau milieu de sa traversée...
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070722_Gdynia/album.php
Je rejoins Nico S. à Sopot pour un chocolat chaud en terrasse, puisje reprends le chemin de Gdansk en me disant que j'ai bien fait de ne pas écouter la météo. C'était une provocation de trop pour Murphy, qui a fait éclater l'orage alors qu'il me restait cinq kilomètres. Bien sûr, les trombes d'eau se sont arrêtées à une centaine de mètres de l'immeuble...
Ce soir, découvertes culinaires : je tente une omelette au camembert. Affaire à suivre.
Si je comprends bien t'as visité les deux villes les plus intéressantes de la région ! Les 60 bornes aussi tu les as faites à vélo ?
Non, avec un bon vélo peut-être, en partant le matin et en revenant le soir, mais avec celui-là je préfère ne pas tenter ;) 60 bornes aller, mais il faut prévoir le retour également... J'y suis allé en voiture, avec un autre gdanskien.
dégueulasse. Plus de détails ce soir, si tu veux...