Je n'ai pas encore beaucoup eu l'occasion de visiter Gdansk, mais assez pour me rendre compte que cette ville est vraiment différente de Varsovie. La capitale est un vrai patchwork, où des parcs dans lesquels trônent des monuments colossaux à la gloire de l'armée rouge alternent avec les buildings triomphants du capitalisme, se disputant l'espace avec les blocs de béton devant lesquels on peut légitimement penser que les architectes de l'Est avaient vraiment une répulsion pour tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une courbe... La vieille ville, en grande partie reconstruite suite à la guerre semble être un îlot de résistance à toutes ces tentatives d'architectures, à peine terminées, déja passées de mode.
Gdansk, donc, est différente. La ville a été (relativement) épargnée par les bombes, et cela se voit, cela se sent. Il y a plusieurs quartiers, assez distincts les uns des autres, mais chacun avec une unité, l'ensemble étant finalement assez sympathique. En arrivant, le complexe pétrolier surprend : une forêt de lampes est accrochée à la structure de métal, surmontée par les torchères. Puis vient la vieille ville, que je n'ai pas encore eu l'occasion de vraiment visiter. Ensuite le port. Pas de grues à portique, mais des grandes structures, semblables à des cous d'échassiers, repliées, au repos, mais néanmoins colossales.
En arrière de ces trois entités se trouve une ville plus humaine, accueillante, avec un passé mais également une vie si on sait la chercher. C'est dans cette ville que je me suis promené hier soir. L'atmosphère y est en réalité assez étrange : On y trouve de grandes bâtisses du début du XXème siècle, d'avant la guerre (la première). Peu sont encore en bon état. La plupart présentent un aspect assez hétéroclite, toujours habitées donc entretenues, mais un peu au fur à mesure des besoins : un mur refait par ici, une extension art-déco accolée à une maison traditionnelle par là... Le soleil couchant renforce ce sentiment étrange. Mais la vie n'est pas dans les façades. Il faut aller la chercher dans les arrières-cours. Les blocs sont assez larges, et il n'y a pas de bâtiment sans un espace servant à la fois de parking, de terrain de jeu, et de toile en plein air pour les taggeurs. Un terrain de basket a été recyclé en parking pour une salle de fitness, les poteaux sciés et les gradins (toujours présents) goudronnés, ce n'est pas grave, un match de foot a lieu dans la cour voisine.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070614_Gdansk_vieux_immeubles/album.php
Je découvre également une belle forêt, valonnée et peu fréquentée juste derrière ce quartier. Je pense avoir trouvé mon lieu de jogging (avec le bord de mer, évidemment...).
Fin de la parenthèse touristique. La soirée s'est terminée dans un restaurant à sushis en compagnie d'Alban et Ula (sa copine), mais j'y reviendrai.
Ce matin, premier moment périlleux du stage : N'étant pas dans mon appartement je n'ai toujours pas fait de machine, ni déballé mes vêtements de la valise. Ce qui fait qu'aujourd'hui je n'ai plus le choix, il ne reste plus que la chemise de lin. Mais une chemise en lin qui vient de passer une semaine pliée et plus ou moins malmenée au fond d'une valise, vous imaginez... Repassage obligé, j'en profite pour m'occuper également du pantalon de toile, lui aussi bien froissé. Bilan : je suis assez fier de moi. Repassage effectué en moins de 20 minutes, en ne m'étant (presque) pas brûlé :)
Mais c'est qu'il deviendrait presque indépendant le petit :D T'as emmené le fer à repasser dans ta valise ?
Non, j'ai réussi à dissuader ma mère en lui disant que je pourrais en acheter un sur place si besoin (et en lui montrant le joli 25 affiché par la balance lors de la première pesée, alors que la limite de l'embarquement est à 20). J'ai juste utilisé celui d'Alban, vu que c'était encore ma résidence jusqu'à ce matin ;)
Et oui un fer a repasser c'est chaud :p J y croyais pas au debut mais c est vrai. T as du courage de faire ca des la premieres semaines moi j ai un stock de chemise supra important ^^