Posté le 05.08.2007 par stagegdansk
Les commentaires demain, ou plus tard dans la semaine (vu le temps annoncé demain, je pense que le portable va passer la nuit au boulot pour une fin de journée plage). Juste une petite image pour donner un aperçu de ce à quoi a ressemblé ma journée...
Quand même une info au passage, un flux RSS d'info vient de m'apprendre que "Le champion du monde du cracher de bigorneau, Alain Jourdren, a conservé son titre dimanche à Moguériec, près de Roscoff (Finistère), avec un jet à 10,21 mètres, tandis que son fils assurait la relève dans la catégorie adolescent". COCORICO !!! Je n'ai pas résisté à vous faire partager ma joie devant cette nouvelle...
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Allez, voila le CR du dimanche :
Dimanche, lever à 7h00. départ de l'appart à 8h00 pour rejoindre Nico à Sopot après un détour par la banque. Max n'a pas (comme prévu) pris le risque de contrarier GrasMat, dieu de l'oreiller et n'est pas au RDV. Tant pis pour lui. Nous partons à 9h00 pour la péninsule de Hel, qui ferme le golfe de Gdansk. C'est une bande de terre, d'une largeur oscillant entre une centaine de mètres et un kilomètre selon les endroits, longue de 30 kms et couverte de forêts. Nous voulons y arriver de bonne heure car une seule route la parcourt, et l'endroit est très touristique.
1h30 plus tard nous arrivons à la pointe. Les habitants ouvrent leurs jardins transformés en parkings sauvages, nous en profitons. Une petit plage, un port où accostent les ferrys en provenance de Gdansk. Une rue commerçante, rien d'extraordinaire. Nous reprenons la route pour nous rapprocher du continent en prévision des bouchons du soir. Hel étant LE lieu en Pologne pour la planche à voile et le kite-surf, les écoles alternent avec les boutiques de location et les magasins de glisse. Une commune au milieu de la presqu'île a une rue principale ressemblant vraiment à celle des surf-shops, à Hossegor.
Un peu plus loin, nous arrivons sur un bouchon. A une centaine de mètres on aperçoit des gyrophares. Je vais aux nouvelles, c'est une voiture qui est allée faire un bisou à un poteau électrique, lequel menace maintenant de se crasher sur la route. Les policiers attendent une décision de la hiérarchie... La voiture garée sur la bas-côté, nous partons visiter un ensemble de fortifications tout proche. Dans la forêt, des fourmilières géantes sont protégées par des structures en bois. Retour à la voiture, rien n'a changé. Nous traversons la route pour aller voir le prix des locations de planche à voile. Comme c'est très bon marché (comme tout ici de toute façon), nous nous garons au parking du camping tout proche.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070805_Hel/photos/DSCF0002.JPG
Nico a déja fait un peu de planche, il négocie avec le gars pour avoir du bon matos. Je lui fais confiance. Arrivé sur la plage, combi enfilée, je tire ma planche vers un endroit avec un peu plus de fond. Et c'est là que les emmerdements commencent... Consignes de Nico : "tu vas voir, c'est simple : tu mets tes pieds de part et d'autre du mât, tu le tires à toi et ça va partir." Effectivement, ça part, mais sans moi. L'engin rattrapé, je re-tire le mât, pour me le prendre en travers de la figure. Après plusieurs plongeons plus ou moins grâcieux (plutôt moins que plus), je réussis enfin à démarrer, mais en arrière :s . Au bout de 5 mètres, une rafale m'arrache la voile des mains, m'entraîne, je tombe à califourchon sur le mât. aïe. Nico revient me voir en se retenant de rire et me guide un peu plus, puis repart. Au bout de 30 minutes, je réussis à comprendre et à démarrer dans le bon sens. J'ai trouvé le truc, je ne bouge plus, surtout plus. Je vois bien la bouée de signalisation, mais elle est loin, ah tiens non, de moins en moins... ah bah elle est tout près maintenant. BAM. Et là, ce qu'il y a de drôle, c'est que j'ai fait tout mon chemin dans le sens du vent. Pour revenir à la plage, il faut revenir CONTRE le vent. Bref, j'arrête par là, tout le monde a compris, une belle galère, mais une bonne partie de rigolade. Une centaine de plongeons plus tard, et autant de remontées sur la planche et de tirages de mât depuis la flotte, retour au bord les bras et le dos en vrac. Je remarque que ma voile est quand même (comme celle de Nico) beaucoup plus grande que toutes les autres. Je vais rendre le matos, le gars me demande comment ça s'est passé. Je lui raconte mes déboires, mais lui dis que je suis content, pour une première fois. Il me regarde et me dit "Vous êtes débutant, et vous prenez cette voile-là ?" Ok... Je vais demander des explications à Nicolas, réponse : "bah oui, une grande voile c'est pas pour débuter mais avec des petites on se serait emmerdé". Soit. Pour les connaisseurs, j'avais une voile de 6,9m (je ne sais même pas à quoi ça correspond, mais il paraît que c'est beaucoup...).
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Après un verre au bar du club, départ pour une petite paillotte un peu plus loin. Le repas pris, nous reprenons la route (maintenant dégagée) pour aller sur une plage de l'autre côté de la péninsule, côté large donc. Le vent souffle, mais le cadre est joli. Nous y restons une bonne heure, puis retour de l'autre côté pour profiter du soleil couchant.
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En partant, nous tombons dans un bouchon et décidons de suivre un polonais qui a l'air de connaître les routes de traverse. La route commence tout à fait honorablement, puis se continue par une section de plaques de ciment plus ou moins jointes. Les plaques cèdent la place à un caillebotis tandis que les maisons se font de plus en plus rares, lequel caillebotis cède peu à peu la place à ... bah à rien en fait, un mélange terre/sable/herbe. Puis l'opération s'inverse et nous finissons par arriver dans un petit port de pêche complètement perdu, mignon comme tout. Nous retrouvons la route principale 1km plus loin, après le bouchon. Bien joué.
Retour à l'appart vers 21h00 hier soir, ce n'est pas encore ce WE qui aura été très reposant :)
L'album complet :
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070805_Hel/album.php
Posté le 04.08.2007 par stagegdansk
Comme je le sentais, la semaine a été bien remplie. En fait, Gdansk est un vrai piège. Chaque jour on se dit "ce soir, je me repose", et puis non. Il y a toujours un concert, un spectacle, un évènement ou tout simplement un bar, une boîte entre amis ou collègues pour faire terminer la soirée à 2h00 du mat' sans qu'on s'en rende compte. La grande manie du coin : les festivals. Il y a toujours un festival de quelque chose, à Gdansk Sopot ou Gdynia. Cette semaine par exemple j'avais le choix entre les fêtes de la Saint Dominique à Gdansk (sorte de braderie médiévale), le festival de la musique juive à Sopot et celui de l'art du feu à Gdynia. Il y a bien sûr des artistes complètement inconnus, mais aussi quelques têtes d'affiches. D'ici septembre, j'aurai vu passer dans un rayon de 20kms autour de mon appart : Muse, Beastie Boys, Burning Spears, Joe Cocker, Bjork, Rod Stewart, Village people, Gloria Gaynor, Norah Jones, Laurent Garnier, Groove Armada (liste non exhaustive).
Cette semaine donc, j'ai choisi la musique juive à Sopot. Lundi soir, premier concert : Je cherche un théâtre et finalement c'est dans le bar attenant à celui-ci qu'il a lieu. Déco assez bobo, canapés et poufs, une petite scène dans le fond. Un violoniste et un accordoniste y passent une heure, ils sont bons mais l'accoustique est déplorable. Mardi soir, courses oblige, pas de concert. Mercredi c'est cette fois un vieux chanteur, accompagné par un pianiste qui interprète des chansons Klezmer et Yiddish. Il en fait beaucoup, un peu trop même mais c'est ce qui fait le charme du concert. Il me rappelle le vieux chanteur sicilien lors de la scène du mariage, dans le parrain. Jeudi, j'arrive un peu en avance. Bien m'en prend, la salle est comble, les responsables ont ajouté en catastrophe une rangée de fauteuils dans laquelle je réussis à avoir un place.
En attendant l'entrée je m'aperçois qu'un igloo bar du même type que celui de Varsovie est installé dans une sorte de bungallow, sur la terrasse du bar. Je regarde par la fenêtre, et passe devant l'entrée quand un gars me dit bonjour, m'invite à entrer à l'intérieur, limite m'y pousse. Je me retrouve seul dans le bar, sans l'anorak habituel. La serveuse arrive, je m'excuse et je sors. Je tombe alors sur une table où des personnes me font signe, je vais voir. Il s'agit du proprio du concept de l'igloo bar pour la Pologne qui veut avoir mes impressions. Apprenant que j'ai testé celui de Varsovie le Week end dernier il est tout heureux, et veut m'offrir un verre. Le concert va commencer, je refuse poliment. A Varsovie, ils refusent de nous servir, à Gdansk, le proprio veut me payer un verre. Enfin, j'dis ça, j'dis rien, c'est juste des petits signes...
Le troisième concert donc, est assuré par un groupe hongrois. Chanteuse, violon, accordéon, batterie. La chanteuse se prend un peu trop au sérieux, j'apprécie monis que les concerts précédents. Vendredi soir, j'y retourne pour le dernier concert. Après avoir pris un verre avec la barmaid de l'igloo bar avec qui j'ai sympathisé entre-temps je me retrouve à attendre l'ouverture des portes du théâtres avec une amie du proprio des igloos. Elle est prof de polonais dans un lycée de la région. Nous parlons de tout et de rien, la France, l'Angleterre, la Pologne... Le concert est le plus "pro" des 4, mais limite trop sophistiqué. Ce n'est plus vraiment de la musique traditionelle, tout est trop bien huilé, trop plat. Mon concert préféré restera celui du vieux chanteur.
Je retrouve Nico après le concert. Kebab, puis retour vers le bar du théâtre. Il s'est entre-temps changé en boîte branchée, rendez vous de la jeunesse friquée de Sopot. Le vigile nous refuse l'entrée car nous n'avons pas la carte du club. Je lui dis que nous traversons juste pour aller à l'igloo bar, et il nous laisse passer. Après un verre sur la terrasse du club nous repartons, non sans avoir demandé auvideur en sortant comment obtenir la carte pour y entrer. A-t-il vu qu'on le charriait gentiement, je ne sais pas. Passage rapide en boîte et la récupération de presse française ramenée de France par Nico, retour à l'appart à 2h00.
Ce matin, debout à 8h00, sur la plage à 10h00. Après m'y être bien reposé, je rejoins les autres à Sopot pour enchaîner sur une aprem... plage, jusqu'à 17h00. C'est bizarre, je ne vois plus trop la différence entre les week-ends et la semaines, tout se mélange plus ou moins et ce n'est pas le temps prévu la semaine prochaine qui va être un grand obstacle à la plage le soir... Ok, 8h00 de taff par jour, mais ça laisse quand même 16h00 de temps libre :)
Pendant ce temps là, une pharmacie roulante présumée gagne le tour de France après que le Danemark se soit aperçu qu'il y a quelque chose de pourri dans son vélo, les ponts dansent la gigue aux USA, Sa Grandeur ne livre pas d'armes à un respectable président africain (c'est bien connu, ce n'est pas l'habitude de la France d'entretenir ce genre de relations douteuses...), la marée se retire en Angleterre, les grenouilles de Rospuda obtiennent un sursis... Et j'ai l'impression que tout ça se passe sur une autre planète. L'aterrissage risque de faire bizarre.
Posté le 30.07.2007 par stagegdansk
Suite à la soirée prolongée du samedi soir le réveil a été pénible dimanche matin. Je me lève vers 9h00 et pars faire un tour pour laisser les autres finir de récupérer. Achat de confiture (le pot d'Anthony ayant été fini la veille pour des tests de toasts grillés à la poële marinés à la vodka), et visite du marché du geek situé en bas de sa tour. Pour ceux qui n'ont pas suivi les tous premiers posts de ce blog, le marché du geek est comme un marché traditionel sauf qu'au lieu d'y trouver de fruits de la charcuterie et des fringues, on y trouve de tout pour les ordinateurs, de la licence officielle MSDos au pentium quadri-coeur.
11h30, tout le monde est debout et nous attaquons le petit déj. Leszek nous rejoint vers 12h00 et nous partons vers le centre après avoir cherché (et trouvé) dans les buissons une de mes chaussettes qui était passée par la fenêtre la veille au soir. Chacun a une petite course à fairedu côté des souterrains de la gare, puis nous entrons dans le palais de la culture. Objectif : la vue panoramique de la ville depuis la galerie du 30ème étage. Au centre de la tour, une sorte d'igloo de toile est gonflé. Nous entrons pour voir qu'il n'y a rien à voir, photo, et nous ressortons. De retour dans le hall, visite des pièces de réception où se tient une exposition de photos. Tout est démesuré, du marbre partout, des lustres de 5m... Pendant sa construction, la Pologne crevait quand même de faim.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070729_PalazCultury/album.php
Sortis du palais, direction la vieille ville. Visite rapide des vieilles rues, de la place principale. Nous nous arrêtons vers 15h00 pour manger chez le même restaurant juif que le premier week-end. Toujours aussi bon et aussi bon marché. Pour certains, le repas a du mal à passer. Ces mêmes "certains" ne boivent également que de l'eau plate. Bizarre...
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070729_VieilleVille/album.php
Le téléphone sonne, c'est Alban qui m'informe que le train du retour est finalement à 16h40. Juste le temps de régler et de dire au revoir, retour vers la gare. Je récupère mes affaires dans le casier grâce à l'aide d'un gentil monsieur qui m'a aidé à changer ma pièce de 5zl contre des pièces de 1 et de 2 dans le kebab du coin, puis retour sur Gdansk. Week-end bien rempli.
Programme pour ce soir si le temps se maintient : concert de jazz Klezmer à Sopot.
Posté le 29.07.2007 par stagegdansk
Ce week-ed, destination Varsovie pour rejoindre Anthony et Nina. Départ de Gdansk par le train de 16h30, en compagnie d'Alban et Ula. Il n'est pas rapide (4h30 pour 300kms), mais très confortable : voitures à compartiments climatisés, boissons offertes, pas de bruit... 21h00, arrivée en gare centrale de Varsovie. Le temps d'aller poser mes affaires chez Anthony, nous repartons ensemble à l'aéroport accueillir Eric, un de ses amis qui arrive de France pour une semaine. Je comprends très vite à qui j'ai affaire : dans le car qui nous ramène vers le centre, il assure l'animation pour tout un groupe de français.
2h00, nous dînons au McDo des souterrains de la gare. Retour ensuite chez Anthony pour le lever de soleil qui sera animé de passionantes discussions allant des liens supposés entre le concombre masqué, les cornichons secrets et Michou jusqu'aux moustache de Plexziglass.
Samedi matin : après un rapide petit déjeuner, départ pour le parc Lazienki. Sorte de gigantesque jardin des plantes, avec au milieu la résidence d'été des rois polonais (dixit Anthony). Je prends une gauffre (glaces pour Anthony et Eric) au restaurant "Le trou madame" (ça ne s'invente pas). Nous les partageons avec les pigeons, puis les moineaux qui sont plus vifs et surtout ont des attaques en piquée imparables. Deux canards finissent par sortir de l'eau pour voir ce qui se passe... Un peu plus loin se trouve un amphithéâtre où je réalise que les paons savent voler, à en juger la présence dans un arbre d'un beau mâle.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070728_Lazienki/album.php
Nous repartons vers le centre-ville un peu au hasard des rues, et finissons par tomber sur la statue de Mongénéral à l'angle de Nowy swiat, les Champs Elysées locaux. Nous les laissons pour le moment pour aller visiter le musée de l'armée polonaise. Après un moment passé à photographier les restes de l'armée rouge dans la cour du musée nous finissons par entrer. Juste devant nous se trouve un groupe de touristes du New Jersey avec son guide, commençant tout juste la visite. Nous nous incrustons en douce et découvrons l'histoire polonaise depuis le Moyen Âge jusqu'à la fin de la seconde guerre. Les américains ne sont pas dupes, mais très sympathiques et nous faisons la connaissance tout d'abord d'une petite grand mère nous demandant avec un clin d'oeil "vous n'êtes pas du groupe, hein" avant de nous rassurer d'un air espiègle "ne vous inquiétez pas, on ne dira rien", puis avec un couple, puis un autre, puis enfin la responsable du voyage organisé. Bref, à la fin de la visite seul le guide ne nous connaissait pas :)
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070728_Musee/album.php
Deux heures plus tard nous sortons du musée et traversons la Vistule pour aller jeter un oeil au stade de Varsovie. Un marché sauvage de vêtements a été fermé de force en juin aux alentours de ce stade : on voit encore les structures des tentes, des baraquements de planches ou de tôles et surtout des ordures un peu partout. L'intérieur du stade vaut le détour : la pelouse est en très bon état, mais les tribunes semblent à l'abandon et sont colonisées par les mauvaises herbes et les ordures diverses. J'espère qu'il y a un autre stade à Varsovie, sinon ils ont du boulot à faire pour l'Euro 2012.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/pano_stade.jpg
Retour à la statue de Mongénéral et remontée de Nowy Swiat. Il est 16h00 et nous commençons à avoir un peu faim quand nous passons devant la pâtisserie Blikle, la plus réputée de Varsovie. Nous y entrons pour découvrir dans le guide du routard et sur les photos au mur que l'endroit était un des préférés de (toujours et encore lui décidement) De Gaulle. J'avoue qu'il avait bon goût : autant la décoration que les pâtisseries, nous en sommes ressortis ravis :).
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070728_NowySwiat/album.php
La météo a changé entre-temps, et notre visite prévue de la vieille ville tourne court. Nous nous rabattons sur la tombe du soldat inconnu. Pas d'Arc de triomphe, mais deux soldats impassibles à monter la garde de part et d'autre de la flamme, sans doute de peur que quelqu'un tente d'y faire des grillades. "En tout cas, nous ne voyons pas d'autre explication". Après quelques courses à Carefour où nous rejoignons Nina qui tente de nous joindre depuis 3h00 (mais en se trompant de numéro) et une commande de pizzas, retour chez Anthony.
Nous y fêtons l'anniversaire de Nina en dégustant des spécialités locales. Nina remporte haut la main le blind test organisé par Anthony. Eric arrive second tandis que je termine bon dernier, ayant péniblement marqué cinq points grâce à Boris Vian, Les Mules, Joe Dassin et autres artistes en tête du top 50 2007. Suite à une émouvante ré-interprétation de "Je suis... ingénieur informaticien..." et une nouvelle chorégraphie de "La Carioca" (il n'y aura pas de vidéo en ligne, on a dit qu'on ne balançait pas les casseroles), nous repartons en ville pour la nuit. Arrivé à la station de métro, je me rends compte que mon portefeuille avec le ticket trois jours est resté chez Anthony. Il me confie les clés non sans m'avoir expliqué pendant deux minutes que la porte s'ouvrait avec la clé "qui a une forme en bout de b...". Comprenne qui pourra, moi pas. Je pars accompagné d'Eric, puis reviens sur mes pas pour demander le code de la porte du hall. Retour en bas de l'immeuble, pour me rendre compte que je l'ai déja oublié. Anthony et Nina arrivent, nous font entrer. Je monte seul, prends mon portefeuille et redescends. Pendant ce temps, trouvant le temps long, ils sont montés par l'autre ascenceur pour me secourir. Nous finissons par nous retrouver dans le hall. Direction le métro. Après cinq stations et un nouvel ami pour Eric, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas dans le bon sens. Changement de rame, nous repassons en bas de chez Anthony environ une heure après le premier départ. A noter que tout au long du trajet Anthony et Eric mettent une ambiance du tonnerre dans la rame. A en juger par les mines réjouies (pour ne pas dire hilares) des autres passagers, je pense que l'image de la France est maintenant associée à la bonne humeur et à la fête pour toutes ces personnes...
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070728_Anniversaire/album.php
Après une photo au pied d'un Big Ben en canettes de Zywiec et une bonne averse, nous trouvons un bar peu ordinaire : l'Ice club. L'entrée coûte 10zl (je ne mets pas la version en euros pour ne pas faire de mal à Nico et Romain, il paraît que ce n'est pas le même ordre de grandeur à Londres). Après avoir enfilé une sorte d'anorak, on entre dans un frigo géant : Les murs, la déco, les tables, les chaises... tout est en glace. Après avoir fait honneur aux bleus en improvisant une partie de glaçon foot et tenté d'inviter un ours sur la piste de danse (mais il est resté de glace), nous repartons chez Anthony pour se coucher avec l'arrivée du soleil.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070728_IceBar/album.php
La journée de dimanche plus tard dans la semaine si j'ai le temps, ce qui n'est pas gagné vu le festival de musique juive à Sopot et celui d'art du feu à Gdynia...
Posté le 24.07.2007 par stagegdansk
Posté le 24.07.2007 par stagegdansk
Devant les réactions envieuses, voire jalouses, de Romain sur ce blog mais également d'autres personnes sur msn, je ne vous fais pas languir plus longtemps pour vous dévoiler le secret de ma fameuse omelette au camembert. Réjouissez-vous, polytech'exilés : cette recette est économique, demande peu d'ingrédients et est prête en 10 minutes.
Il nous faut :
Quatre oeufs de fraîcheur douteuse
Du lait (trop)
une poêle (trop petite)
camembert (trop fait)
sel poivre, ciboulette
Trancher le camembert en fines lamelles
Mélanger imparfaitement les oeufs, sel, poivre, ciboulette et le lait (trop)
Allumer sous la poêle (si si, c'est plus pratique)
Faire cuire le tout, en ajoutant le camembert
Au bout de 5 minutes, s'étonner que le mélange ne prend pas
Au bout de 6, se rendre compte que l'épaisseur inférieure du mélange a pris au fond de la poêle, formant une semelle isolante pour le reste
Brasser un peu pour re-mélanger le tout
Ouvrir la fenêtre et allumer la hotte pour les odeurs
Egoutter le trop-plein de lait
Servir (enfin, verser le tout) dans une assiette
Se forcer à tout manger
Ne me demandez pas d'où me vient l'idée de la recette, je n'en sais absolument rien...
Je profite de ce billet pour signaler aux stagiaires qui se tournent les pouces une bonne partie de la journée (suivez mon regard :P ) que je viens de mettre en ligne deux nouveaux albums, dont les liens se trouvent dans les posts de samedi et dimanche.
Posté le 22.07.2007 par stagegdansk
Aujourd'hui TV5 Monde, Euronews, worldweather.net et la carte satellite de la Pologne sont tous d'accord : Orages et averses violentes. Je n'ai pas consulté madame Irma, mais elle aurait sans doute été du même avis. C'est donc en toute logique que je choisis d'aller en vélo visiter la ville de Gdynia, située à une bonne vingtaine de kilomètres de Gdansk.
Le chemin passe par Sopot, la station balnéaire. Quelques kilomètres plus loin, la première plage de Gdynia, complètement excentrée et séparée du reste de la ville par un parc naturel. Des petits bateaux de pêche sont hissés sur la plage par un système de treuil tout à fait artisanal.
Après ce parc, je découvre la ville. En fait, l'urbanisation de Gdynia (ville maintenant de la taille de Nantes) date de 1920. Avant, c'était un village de pêcheurs. Maintenant que j'ai vu la ville, j'imagine bien la réunion de décision d'urbanisation de Gdynia : Voyant que toutes les villes alentours avaient des monuments, cathédrales, musées... les autorités ont décidé de se distinguer : Gdynia n'aurait RIEN de tout cela. Ensuite, ils se sont posés la question de la réalisation. Là, un architecte très inspiré a dû se lever et déclarer quelque chose du genre "oh bah c'est simple, y'a qu'à foutre du béton partout". Gdynia était née.
Ok, je caricature un peu, mais franchement il y a de ça... Le seul élément réussissant à apporter un intérêt à la visite est un beau trois-mâts, ancien navire école maintenant converti en musée. La plage est minuscule, la principale promenade envahie d'échoppes proposant des souvenirs typiques d'artisanat polonais made in China. La succession de barres de béton n'est interrompue qu'en de rares endroits par des monuments commémorant tel ou tel héros de la flotte de la Baltique, fleurant bon une époque que les polonais balaient de la main dès que j'essaie d'aborder le sujet... Le principal musée apporte lui aussi sa contribution poétique à l'harmonie de l'ensemble : c'est le musée de la marine polonaise, qui expose donc en plein air mais également dans un bâtiment dont la forme rappelle un bunker tout ce que l'on peut imaginer d'armements, hélicoptères, torpilles et autres engins réjouissants le tout dans une teinte uniforme vert de gris.
Autant dans d'autres villes on a le sentiment que l'architecture a quand même évolué, autant à Gdynia la silhouette des "Sea towers" en construction n'a rien de rassurant... Je continue ma balade vers le port, mais ce quartier est encore plus déprimant (si si). Je finis par faire demi-tour. Finalement les deux seuls éléments sauvables sont le trois mâts et le parc naturel. Et encore, concernant le parc naturel, je suis tombé sur une pancarte de projet de complexe touristique en front de mer au beau milieu de sa traversée...
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070722_Gdynia/album.php
Je rejoins Nico S. à Sopot pour un chocolat chaud en terrasse, puisje reprends le chemin de Gdansk en me disant que j'ai bien fait de ne pas écouter la météo. C'était une provocation de trop pour Murphy, qui a fait éclater l'orage alors qu'il me restait cinq kilomètres. Bien sûr, les trombes d'eau se sont arrêtées à une centaine de mètres de l'immeuble...
Ce soir, découvertes culinaires : je tente une omelette au camembert. Affaire à suivre.
Posté le 22.07.2007 par stagegdansk
Samedi, temps couvert. Après des courses en matinée, direction Malbrock (60 kms de Gdansk) pour visiter le chateau de Malbork forteresse des chevaliers teutoniques.
A l'arrivée dans la ville de Malborck, c'est une vraie foire : des marchands vendant de vraies épées en bois (sic), des déguisements et toutes sortes de babioles. Le chateau est immense, et très impressionant. Pas de raffinements visibles de l'extérieure, la vraie forteresse moyennâgeuse. La rivière Nogat consitute la première ligne de protection. Ensuite une première enceinte assez large autour de la forteresse elle-même, puis une double enceinte cernant les constructions, un peu à la manière des remparts de Carcassone. Chaque enceinte est séparée de la seconde par des douves et un pont-levis. La grande cour est envahie de touristes, et mène (une fois franchis deux murs de protection supplémentaires ainsi qu'un nouveau pont-levis) à la cour du donjon du chateau.
Le musée hébergé dans les bâtiments est extrêmement inintéressant. Collections d'armes et d'armures dans la plupart des pièces avec commentaires en allemand ou en polonais. Il faut sans arrêt slalomer entre les visites guidées (en polonais) pour réussir à avancer.
Dans les douves, et partout autour du chateau, sont organisées des reconstitutions historiques : tir à l'arc, tournois... Dans un coin, des duels de chevaliers en armure. Petit détail amusant : ils ne font pas semblant. Le combat s'arrête tout de même avant la mise à mort, mais pas avant que l'un des deux ne soit à terre. Ils quittent la douve souvent en boitant.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070721_Malbork/album.php
Aujourd'hui, temps couvert. Sans doute une nouvelle visite dans l'après-midi.
Photos de Malbork en ligne très bientôt
Posté le 20.07.2007 par stagegdansk
Pas de billet depuis le début de la semaine, vous allez comprendre pourquoi.
Lundi soir, je quitte le boulot. 500m plus loin je m'aperçois que j'ai oublié mon alim de portable. Trop tard pour retourner la chercher, j'étais dans les derniers à partir. Je rentre donc, je mange, et vu que ni Arte ni TV5 Monde ne proposaient quelque chose de passionant, je décide de reprendre le vélo et d'aller me poser le c.. sur la plage avec mon bouquin. Je réalise qu'il est un peu tard quand j'ai du mal à lire les lettres, retour à l'appart. Franchement, ça vaut bien une soirée passée entre l'ordi et la télé.
Le lendemain je repars au boulot le portable en bandouillère, mais avec également le sac à dos avec la serviette et le short de bain, et c'est sciemment que j'abandonne le portable au bureau à 17h00.
Le temps s'est maintenu toute la semaine, ce qui m'a permis de faire perdurer cet emploi du temps jusqu'à ce soir. De temps en temps j'y retrouve les autres exilés (Max, Nico...) ce qui nous permet de boire un coup tranquilement les pieds dans le sable avant de rentrer chez nous... et de remettre ça le lendemain :)
Ce soir petite variante, la météo ayant annoncé de la pluie (j'aurais dû me méfier, les nuages sont en Angleterre), j'opte pour Oliwi Park. Finalement aucun nuage de la journée. Lecture sur un banc entre deux bassins.
A part ça, je soigne tranquillement mes coups de soleil du week-end dernier, ou plutôt ils se soignent tous seuls. Mon dos rouge écrevisse de lundi a entamé une mue par le haut du thorax. Rien de bien méchant, mais sous la croûte... (private joke)
Posté le 15.07.2007 par stagegdansk
Samedi. Première étape de la journée : re-découverte de la ville, mais cette fois sous un angle différent : Location de kayak. Franchement bon marché, 7zl par heure (2€), et 25zl pour un jour complet. Après un petit moment, je découvre enfin l'utilité du gilet de sauvetage : ça fait un excellent coussin au fond du kayak. En trois heures de balade, je traverse la vieille ville, un bout des chantiers et une zone de marais où je croise le désormais traditionnel couple de cygnes, accompagnés de leurs cygnons. Dans cette zone, la rivière a un comportement bizarre, des angles évidents et des grandes lignes droites.
13h00, le canoë est rendu. Je mange un kebab avant d'aller faire un tour sur un tertre repéré lors de la balade aquatique. De là je comprends mieux les angles de la rivière. Ce n'est pas vraiment une rivière, mais plutôt des douves gigantesques, dessinées pour transformer la ville en forteresse géante
Le ciel s'est couvert, mais je reste optimiste et file sur Stogi. Si il ne fait pas assez beau pour la plage ce n'est pas grave, il me reste des zones de l'île encore non visitées. Je laisse la route de Westerplatte derrière moi et file vers l'est, en suivant la Motlawa. Je finis par arriver à la pointe de l'île où se trouve une marina. En face, je repère un parc naturel avec des marais, des forêts, des dunes... pour un autre jour.
J'ai de la chance, les nuages sont en train de partir. Mon plan indique une route traversant la forêt avec des accès à la plage. Après 10 minutes de recherches, je me rends à l'évidence. Ma route, c'est ça:
http://nico.mart.free.fr/gdansk/2007071415_CanoeNature/photos/DSCF0097.JPG. Je me risque à la suivre, et après 30 minutes passées à me perdre et à me reperdre dans la forêt, je trouve la plage.
Après la plage, retour vers la vieille ville pour la suite de Feta. Pas vraiment de spectacle intéressant en cette fin d'après-midi, je rejoins les français qui partent au restaurant. Le petit restau traditionnel polonais étant complet, nous décidons de nous taper la cloche dans l'un des restaurants les plus chics de Gdansk. J'y laisse une ardoise astronomique de... 14€ après avoir dégusté un très bon filet de sandre grillé en plat principal. Vraiment un beau pays, la Pologne...
Les potes partent au "Yesterday", pub/boîte de la vieille ville. Je les laisse pour aller voir le dernier spectacle du jour de Feta. C'est une troupe allemande avec une chorégraphie et des effets pyrotechniques très oniriques, posant des questions dans les hauts parleurs, qui restent sans réponse... Je retrouve là-bas un collègue et son amie. Devant son appareil photo je n'ose sortir le mien, après lui avoir demandé si il pourrait m'envoyer ses clichés par mail. J'éditerai ce post quand je les aurai, mais ça devrait être de la qualité...
Dimanche, le temps est superbe. Léger vent et surtout ciel tout bleu. Je file à la plage dès le matin. Après un déjeuner rapide je rejoins les autres à Sopot pour prolonger la journée plage. Ewa, la soeur de mon proprio nous y rejoint pour l'après-midi. L'eau est presque bonne (16°) et le soleil cogne (30°). Je finis la journée avec le dos rouge écrevisse... Comment on dit Biafine, en polonais ?
http://nico.mart.free.fr/gdansk/2007071415_CanoeNature/album.php