Posté le 06.09.2007 par stagegdansk
[...]
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.
P.V.
--
Posté le 04.09.2007 par stagegdansk
Vélo :
- Ne jamais tenter de poser les pieds sur le cadre avec les mains dans les poches, même pour éviter une grosse flaque.
- Ne pas trop forcer en faisant levier pour redresser la pédale ayant morflé lors de la cascade engendrée par la tentative décrite ci-dessus
Cookies :
- 200grs de beurre pour 20 cookies, c'est trop
- 15 minutes de cuisson, pareil, c'est trop, même si ils ont une belle gueule (photo). Pour servir de projectiles contre les CRS par contre ça doit être bien.
- Ne jamais poser la pâte directement sur la grille, toujours mettre une feuille d'alu ou de papier sulfurisé, sinon on se retrouve à démonter le four à 2h00 du matin pour récupérer la pâte en train de caraméliser dans les trous d'arrivée du gaz.
- D'ailleurs, d'une manière générale, ne pas tenter de faire des cookies à 1h30 du mat', c'est crétin, surtout en revenant de soirée (ce qui explique d'ailleurs peut-être l'absence de feuille d'alu dans le four...).
Bref, ça devient l'objectif du séjour : réussir mes cookies avant de partir. La quatrième tentative sera peut-être la bonne...
Posté le 31.08.2007 par stagegdansk
Etant vraiment vraiment surchargé de taff, second post de la journée : comment occuper une semaine.
Lundi, soirée repos tranquille devant un film. La fatigue du week-end n'est pas encore dissipée. Je m'essaie à la cuisson de cookies avec un résultat mitigé : 200grs de beurre poru 20 cookies c'est un peu trop. A retenter.
Mardi soir, petit tour sur Sopot. Je veux tester le café Wedel sur Monte Cassino, qu'Ula m'a conseillé pour son chocolat. J'entre, déco empire, meubles d'Acajou et plafond à caissons. Tapis rouge, ambiance feutrée, très classe. Sur la gauche de l'entrée, dans une vitrine, une fontaine de chocolat fondu. Je prends une carte et m'enfonce dans un des fauteuils. La carte fait 10 pages donc 8 pour les chocolats : nature, au lait, blanc, noisette, parfumé à l'orange, gingembre, vanille, etc. J'opte pour le chocolat chaud classique, tout simple tout basique. On me l'apporte avec un verre d'eau pour que je puisse me rincer le palais avant. Je mets la cuillère dans la tasse, elle flotte sur le chocolat. Franchement délicieux, un bon goût de cacao, entre liquide et solide.
Mercredi, proposition d'embauche de la part du patron de la boîte, transmise par Alban. Mes chefs de projet semblent lui avoir dit tout le mal qu'elles pensent de moi et du coup je suis le bienvenu si je veux rester dans la maison. Ca fait super-plaisir mais bon, ça serait quand même bête de quitter polytech maintenant.
Jeudi, journée de taff normale mais qui se termine par une petite soirée proposée par Lucjan, définitivement sacré détecteur de bons plans : 20h00, premier concert dans un bar chic de Sopot, un trio de jazz Klezmer déja entendu à l'occasion du festival de musique juive. La salle est comble, presque tout le monde debout par manque de place. Des personnes de tout âge, à prendre leur thé en silence en écoutant les musiciens. Vraiment un respect pour la musique assez impressionant vu le lieu du concert.
21h00, on s'éclipse à l'entracte pour aller dans un pub/boîte où "The Cloud Room" va jouer. C'est un groupe de rock New Yorkais, connus surtout pour un morceau, celui de la BO du dernier clip pepsi :
http://www.youtube.com/watch?v=Qnko6kO9Ybs Ils sont là pour le Sopot Festival, mais ont envie de se faire un petit concert gratuit pour le fun avant le concert payant de ce week-end. La salle est trop petite, le son sature un peu mais le groupe est très bon. Retour à l'appart pas trop tard pour le taff aujourd'hui.
Donc aujourd'hui, dernier jour de la semaine. Aucun nouveau bug ni demande spéciale du client sur mon projet, je suis au chômage technique. Petite configuration d'un outil de sauvegarde automatique du serveur CVS sous Linux, et glandouillage intensif le reste du temps. Je suis en train d'attendre 16h30 pour rentrer chez moi à l'issue des 8h00 réglementaires, avant de repartir pour Sopot : Lucjan m'a encore rencardé sur un petit festival dans un parc le long de la mer, à l'écart de la ville : pas mal de petits groupes jouent contre le racisme. Encore une bonne soirée à venir, suivie d'un dernier week-end gdanskien.
Posté le 31.08.2007 par stagegdansk
Etant complètement submergé par le boulot en cette fin de semaine, j'en profite pour publier le compte-rendu de ce week-end. Les varsoviens (Anthony et Nina) devaient venir le passer à Gdansk. Finalement Anthony parvient à s'arranger avec le cousin de Nina pour que celui-ci l'invite à un soi-disant repas, que Nina accepte. Ouf, on en est débarrassés :D
Donc vendredi, 23h30, Anthony débarque. Repas rapide, qui se termine par un crumble sauvé par Malbox, qui a pu me donner par msn la contenance approximative d'un verre à moutarde pour ce qui concerne la farine et le sucre.
Samedi matin, départ pour la vieille ville. Je pense prendre le bus, ou le train local. Réaction d'Anthony : "Oh bah ça se fait pas à pied ?" Ca peut... Nous partons donc à pied vers le centre, situé à 10kms. Petit détour par le campus de Politechnica (rien à voir avec la nôtre, c'est immense, bâtiments en briques XIXème, etc.). Arrivés à proximité du centre, escalade d'une colline pour le point de vue. On se réhydrate dans un pub troglodyte sur la descente, et destination le KFC pour se caller le bide. Donc KFC, pour ceux qui comme moi ne connaissent pas : C'est un sous-McDonald, à base de poulet pané, enfin, ils disent que c'est du poulet. On y paie aussi cher que dans un restaurant normal (quand je dis cher, ça reste raisonable, pas plus de 3,5€) mais on en ressort en ayant limite plus fin qu'en y entrant.
Suit une visite de la vieille ville : rue principale, les quais, les ruines, monument Solidarnosc, etc. Enfin bref, la boucle "guide touristique" avec une escalade des 400 marches du clocher de la cathédrale. Nous arrivons trop trad devant les grilles du musée Solidarnosc, et allons nous consoler au Jadalnia, mon Q.G. gastronomique. Ils sont marrants, maintenant, quand j'y vais avec des amis (cad en moyenne une fois par semaine), même si c'est bourré ils trouvent toujours moyen de nous déplacer une table, des chaises... pour qu'on ait la place. Ils ont dû remarquer qu'on leur rend souvent visite :)
Retour à l'appart (en bus cette fois, quand même) puis départ pour la plage où nous rejoignons Nico et une amie. Pop corns et bière les pieds dans le sable, un peu à l'écart de l'agitation autour du môle. Retour à l'appart à 2h00, après avoir fait 30 bornes dans la journée.
Dimanche matin, départ pour Sopot. Le temps est menaçant, quelques petites averses sur le chemin. Coup d'oeil au môle, visite de la rue principale avec passage devant la maison tordue ("Kurzure Domek"). Nous poussons la promenade jusqu'à l'opéra de plein air qui se visite en achetant un ticket pour lequel il n'y a aucune réduction étudiante ! c'est un scandâââle !!! bon, ok, il coûte 40cts. Des panneaux montrent que B.B.King, Elton John et d'autres sont passés par là. Sur la scène, les préparatifs pour les concerts du Sopot festival qui se déroule ce week-end. Au fait, vous saviez que les Village People chantent toujours ?
Après l'opéra, destination la station de ski (si si !). Une colline a été déboisée et un remonte-pente installé. Ca doit être l'attraction de l'hiver. Retour sur Monte Cassino (la rue principale) pour un petit gateau en terrasse. Détour par le Grand Hôtel, puis la plage avant de revenir à la gare pour le retour d'Anthony sur Varsovie. Dimanche, donc : 20 kms. Ca nous fait un petit week-end à 50 kms, bizarrement j'ai dormi 11h dans la nuit de dimanche à lundi.
Photos du WE :
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070826_Anthony/album.php
Posté le 29.08.2007 par stagegdansk
Un petit peu de retard dans la tenue de ce blog, désolé. Donc ce billet pour vous parler du festival Mozart. Pour une fois, ce n'est pas Lucjan (collègue livré avec l'option détecteur de festivals et sorties diverses) qui me l'a conseillé, mais Max de Playsoft. Le festival dure 4 jours (4 soirées en fait) et se tient dans le parc d'Oliwa, sorte de jardin des plantes avec un chateau au milieu.
Mercredi soir donc, soirée d'ouverture du festival. Le concert a lieu dans la cour du chateau. J'arrive 20 minutes en avance et toutes les places assises sont déja prises. Bon, l'entrée est gratuite, le programme aussi, je ne vais pas me plaindre. C'est l'orchestre de la Baltique qui joue (celui-là même pour lequel j'avais payé pour ne pas l'entendre jouer). Ouverture des noces de Figaro, symphonie, etc. Je me suis posé dans l'herbe, allongé sur les pelouses du chateau. Juste un petit rayon de soleil couchant, une branche d'arbre et le ciel bleu pour tout champ de vision. D'autres personnes m'imitent assez rapidement.
A la fin du concert, tout le monde quitte la cour et se dirige vers un autre point du parc. Je les suis (bêêêê...). Arrivé sur place, pas de scène. Juste un grand bassin et des spots, éteints, derrière. Bizarre. Je prends place et j'attends, en regardant les spectateurs du premier rang enfiler des imperméables. D'un coup, toutes les lumières du parc s'éteignent, et le spectacle commence. Le grand bassin est rempli de jets d'eau, commandés à distance. Les spots servent à les éclairer, et des tableaux aquatiques se succèdent pendant près d'une heure tandis que des hauts parleurs diffusent tous les canons mozartiens les un après les autres : petite musique de nuit, ouvertures de la flûte enchantée, extraits des concertos pour clavier, clarinette, flûte, cor, de la 40ème... Superbe. A la fin de cet "eau d'artifice" je décide de rentrer sans voir le dernier concert de la soirée, mon estomac commençant à protester. Il ne doit pas aimer Mozart.
Vendredi, rebelotte en sortant du taff. Le premier concert est cette fois ci à 18h00, pas de temps à perdre. C'est le mariage de Figaro, mais en version concert. Un kiosque à musique est situé près d'un petit étang, entouré d'arbres formant un amphithéâtre naturel. Sensations bizarres, concert limite privé et pourtant ouvert à tous. Petit moment à savourer.
Après une pause repas, retour dans la cour du chateau pour le dernier concert, les varsoviens débarquant le lendemain soir. Le programme n'est pas clair (à moins que ce soit ma compréhension du polonais qui soit encore un peu brumeuse)... Je crois comprendre qu'il s'agit d'oeuvres de Mozart et de Piazzola alternées. J'aime les deux, pas de problème. Après 1h00 de retard (quand même), les instrumentistes arrivent. Et là, le bandonéon commence à jouer avec le quatuor à cordes, plus un piano, un air que je connais mais que je n'arrive pas à situer. Tout d'un coup, déclic : ils sont en train de massacrer l'ouverture du mariage de Figaro (qui a décidement la cote en Pologne). Le bandonéon est un très bel instrument, mais c'est confirmé, ce n'est pas fait pour les opéras de Mozart. Puis, par un subtil (ironie, quand tu nous tiens...) enchaînement, on bascule sur une oeuvre de Piazzola. Là, c'est la violoniste que je sentais déja moyen sur Mozart qui va s'illustrer. Elle joue faux, semble mettre tout son poids sur l'archet, c'est criard, ridicule. Le contrebassiste commence à la regarder bizarrement, moi à me marrer franchement. Il est temps que le morceau se termine. Le public est partagé, je suis assis entre un vieux monsieur qui ne goûte pas du tout la plaisanterie et qui garde ostensiblement les mains dans ses poches, bras croisés (oui, il est souple) et une petite dame quasi-hystérique qui applaudit à tour de bras en lançant de petits cris. C'est à ce moment qu'entre la chanteuse. Je la vois tout d'abord de profil, elle fait penser à Rossy de Palma. Puis elle se tourne. Petit sursaut, de face c'est Gabin. Enfin bon, elle a une belle voix, c'est déja ça. Elle sauve le troisième morceau du naufrage auquel l'orchestre le destinait, puis repart. Je choisis de l'imiter.
Bilan : deux très bons concerts, un joli spectacle, et un concert gag.
Posté le 22.08.2007 par stagegdansk
Allez, après avoir un peu récupéré, petit compte rendu du week-end.
Des amis du hockey (Mammouth et Marcel) ainsi que deux de leurs amis (Marion et Eric) sont sur les routes d'Europe depuis plus d'une semaine. Après Lille, Bruxelles, Anvers (par erreur) puis Amsterdam et Berlin, ils doivent arriver à Gdansk. Devant le refus de mon proprio pour que j'héberge des amis, je me suis arrangé avec un ami en vacances en France pour récupérer son appart pour le week-end, situé en plein centre-ville de Gdansk.
Ils arrivent Jeudi soir, vers 23h30. Le temps de les installer, manger avec eux, visiter la ville de nuit et boire un coup en terrasse, puis rentrer chez moi, il est 4h30. Tout va bien, puisque je dois me lever à... 7h30 le vendredi matin.
La journée du vendredi a été assez dure, j'ai tenu à coups d'energy drinks. Ma chef de projet tenait la grande forme en plus...
Vendredi soir, je les rejoins à "leur" appart. Petite visite un peu à l'écart de la vieille ville. Départ pour Sopot en faisant un crochet par les chantiers, un autre par chez moi, et un dernier par le quartier d'Oliwa (grand parc, cathédrale....). A Sopot, petit restau en compagnie d'autres exilés puis nous tentons d'entrer dans divers bars/boîtes où nous nous faisons systématiquement refouler, sans doute à cause du short et des chaussures de rando de Marcel. Retour sur Gdansk, nouvel échec dans un pub, puis réussite dans deux autres (quand même). Au pieu à 2h00, je n'ai pas le courage de reprendre mon vélo et de me faire les 7kms pour rentrer chez moi en pleine nuit, je squatte le tapis de l'appart en ville.
Samedi, réveil à 8h00 après avoir très mal dormi (un tapis, c'est pas fait pour ça). Départ pour une balade en canoë suivie d'un Kebab.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070819_kayak/album.php
Aprem visite : panorama de la ville, mémorial Solidarnosc, les chantiers. Arrivés dans le squat d'artistes découvert mercredi, nous nous faisons inviter pour un vernissage prévu le soir-même. Nous grimpons jusqu'au toit pour un remake de peur sur la ville, les hockeyeurs découvrant des échelles que je n'avais pas remarqué lors de la visite précédente.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070819_toit/album.php
Retour à l'appart à travers les stands de la fête de la saint Dominique, puis départ pour le restau traditionel. Ensuite, direction le vernissage. Bon, ce n'est pas génial, l'artiste a accroché 7 photos à un mur, le gars devant assurer l'ambiance musicale s'est barré vu le manque d'ambiance. Nous prenons une boisson au bar et partons la déguster sur le toit. Ambiance nuit tombante sur les chantiers en ruine, puis la surprise du soir : feu d'artifice tiré sur la Motlawa : les bâtiments apparaissent puis disparaissent en ombres chinoises, les silhouettes des grues se découpent au fur à mesure de l'explosion des fusées. Superbe.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070819_soiree/album.php
Retour à l'appart vers 1h00. Marcel veut repartir pour une tournée des grands ducs, il est bien le seul. Je redescends en même temps que lui pour reprendre mon vélo et rentrer chez moi (pas envie de retester l'hospitalité du tapis). Là je me rends compte qu'un rigolo a dégonflé le pneu avant pendant la journée. Enf.... J'accompagne donc Marcel pour le premier coup, puis le laisse en ville et rentre me coucher, délaissant le tapis pour le lit qu'il n'occupe pas. Il finira par rentrer à 5h00, surpris par le jour.
Dimanche matin, je les laisse pour aller faire réparer le vélo. Je rejoins ensuite Mammouth et Marion dans le second musée Solidarnosc, puis nous retrouvons Marcel et Eric à l'appart pour manger. Départ pour la plage, deux baignades dans une eau à 20° et bronzage au soleil. Gaufre en terrasse pour finir, détour par le mémorial de Westerplatte et retour à l'appart. Fin du (très) bon week-end.
Lundi matin, ils passent me rendre les clés à Ypok, en m'abandonnant au passage le plan de menthe qu'ils se sont trimballés depuis Nantes (Mojito oblige) mais qui commence à devenir encombrant dans la voiture. Pas sûr que mes collèguesaient tout compris, pas grave.
Cette semaine, repos, en attendant des Varsoviens qui doivent débarquer vendredi soir.
Posté le 15.08.2007 par stagegdansk

Encore une journée bien remplie. Après avoir traîné jusqu'à 10h00, je me remue, direction le centre ville. En attendant de voir si les nuages continuent à arriver ou se décident à partir, destination le musée de Solidarnosc, les affaires de plage dans le sac. Le musée jouxte les chantiers, à côté de la porte d'accès principale. Sur la grande place faisant face à cette entrée, un monument a été érigé, commémorant les victimes de 1970 et 1980 : trois ancres de marine en haut de grands piliers forment des sortes de croix. Au pied, des plaques de bronze représentent des scènes de vie aux chantiers. Le musée est en plein air et débute par deux portes monumentalers. Suit une exposition photo malheureusement non commentée, puis un fragment du mur de Berlin, un véhicule anti-émeutes et enfin le bâtiment où ont été signés les accords de Gdansk. Celui ci doit abriter un "espace muséographique multimédia", mais ça c'est seulement sur la plaquette. En fait, c'est une ruine dans le fond d'un terrain vague.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070815_Solidarnosc/album.php
Un tout petit peu plus loin, dans le site même des chantiers, je remarque un vieil immeuble délabré avec une entrée bizarre incitant à la visite. J'entre. L'escalier est entouré de créations accrochées aux murs, ou directement peintes. J'y apprends notamment que "Women are from Mars, men are from Snickers" et autres réflexions plutôt insolites. Selon les paliers, l'ambiance est différente : murs recouverts de journaux, peints de couleurs vives, etc. Des plans de bateaux recouvrent le plafond des escaliers. Les portes dans les couloirs sont plus ou moins ouvertes, ou plutôt plus ou moins fermées. J'aperçois des vélos, divers objets, j'entends du bruit. Des personnes semblent vivre là. Arrivé au dernier palier, une porte ouverte donne sur le toit du bâtiment. Quand je dis toit, c'est vraiment un toit, pas une terrasse : légère pente, plaques goudronnées et aucun parapet. Après tout, pourquoi pas, je commence à ne plus m'étonner de grand chose. Du moins c'est ce que je pensais. En me tournant, je vois que je ne suis pas seul sur le toit. Un type, la trentaine, est en train de prendre des photos du chantier grâce à un bel appareil photo monté sur trépied. Rien d'étonnant ? voire... Le gars n'est habillé que d'une paire de lunettes de soleil, des écouteurs et le walkman qui va avec et (quand même) un slip rayé vert et blanc qui n'a rien à envier à celui de Christian Clavier dans "Les bronzés". Ma présence n'a pas l'air de le gêner, je prends moi aussi des photos du chantier (je m'adapte, quoi...) avant d'aller quand même lui demander où je suis tombé. Comme je commençais à m'en douter, je suis dans un squat d'artistes, tolérés par la direction du musée du moment qu'ils ne fassent pas les cons et qu'ils laissent le bâtiment ouvert à la visite (ce qui ne les gène pas, bien au contraire, ils ont du coup une sorte d'exposition permanente). Une coopération inatendue et surprenante.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070815_Artistes/album.php
Retour dans la vieille ville. En ce moment, c'est la fête de la Saint dominique (Swieta Dominika). C'est surtout un bon déblâme pour la ville de profiter de l'afflux de touristes pour proposer une braderie géante durant trois semaines. Un vrai bordel, dans toutes les rues. Je renonce assez vite au vélo que j'abandonne en bordure de la frénésie commerciale. Après avoir constaté que cette braderie n'a rien de traditionel, mais tout du piège à touristes (et à porte monnaie), je file au marché pour m'acheter quelques fruits pour la plage (il est déjà 13h00). Détour par un magasin pour garnir le frigo de l'appart que j'ai récupéré pour les amis hockeyeurs débarquant demain soir. Les fenêtres donnent sur le bas de Dlugi Targ, l'artère principale de la vieille ville. Une scène y a été installée dans la nuit, sans doute pour un concert dans la soirée. 13h30, direction la plage.
Bon aprem plage, aucun nuage, eau à 21°, que du bonheur. Quelques méduses sont présentes aussi mais semblent plus jolies (belles couleurs mauves) que dangereuses. Deux baignades, lecture de Courrier international et du canard dénichés chez Empik en dégustant les prunes juteuses du marché. Si ce n'est pas la belle vie, ça y ressemble...
17h30, retour sur la ville. Je passe par Dlugi Targ et me rends compte que le concert a démarré. Je suis assez loin, mais il semblerait que ce soit du slam. Une voix assez monocorde récite un texte. En m'approchant, je me rends compte que ce n'est pas tout à fait ça. J'avais presque oublié que nous sommes le 15 aout, fête de l'assomption donc. La grande scène a été montée pour une messe de plein air : L'évèque célèbre, en compagnie d'autres religieux. Derrière eux, tout un orchestre de cuivres et des choeurs. J'ai du mal à traverser la foule qui n'a besoin d'aucun livre de messe pour participer aux chants et aux prières, même les plus jeunes. Je m'attire quelques regards noirs, mais bon, ils bouchent un peu la rue quand même... Je savais que la religion était très présente en Pologne, mais quand même, ça fait bizarre. J'essaie de m'imaginer une messe géante place du cirque, à Nantes, le jour de la grande braderie. Difficile.
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070815_messe/album.php
Posté le 11.08.2007 par stagegdansk
La météo n'est toujours pas de la partie ce week-end, c'est décidé, direction le camp de concentration du Stutthof. Je me réveille à 7h00, m'accorde une grasse mat' jusqu'à 8h00. 9h00, départ.
Le camp est à 30kms (la limite pour le vélo), mais je compte visiter des choses en chemin. Arrivé dans la vieille ville je coupe par la rue principale et je vois (trop tard) deux municipaux). Ils me font signe de m'arrêter, et merde... Dans ce cas là, jouer le parfait abruti tout juste bon à dire "oui" ou "non" en polonais. Chance, ils ne parlent pas vraiment anglais. Je leur donne mes papiers, la fille sort son petit carnet. Cette fois ci je suis bon. Je feins de m'étonner, demande pourquoi, il me fait comprendre que la rue est piétonne (je le savais bien, mais bon...) Je réponds qu'il n'y a de pancartes nulle part, il me fait signe que je peux arrêter mon barratin. Une fois le griffonage fini et après un moment d'hésitation ils me font signe de circuler, sans doute pour éviter la paperasserie inhérente à la contravention d'un étranger. Trop content de m'en tirer à bon compte, je me rappelle pourquoi je me suis fait arrêter alors que j'ai déja un pied sur la pédale. Je le remets sagement à terre le temps de prendre une rue de traverse.
La vielle ville et sa cohorte de touristes derrière moi direction la raffinerie. Sur ma carte, une rue la longe vers l'Est, pile ce qu'il me faut. Après quelques kilomètres, je vois une barrière au début de ma rue. Je demande au gardien de la raffinerie comment passer, je lui montre ma carte : "Mapa nie aktual" (ma carte n'est pas à jour). OK, donc demi tour. Plus le choix, j'emprunte une section de la 2*2 voies en direction de Varsovie en serrant les fesses. Après m'être assuré de mon chemin auprès d'un jeune dans un superbe mix Allemand/Polonais (du plus pur style impro totale) je continue ma route. J'oblique pour une section plus sauvage, entre marais et forêts jusqu'à rejoindre un pont permettant de traverser l'un des bras de l'estuaire de la Vistule. Le pont est assez étrange, tournant et articulé à la fois, c'est à dire qu'il se plie par section, en arc de cerlce, sous l'action de moteurs (un par section) enroulant des câbles reliés (je le suppose) à différents points de la berge.
J'arrive sur l'île de Sobieszewo, premier but de la ballade. A la pointe occidentale, un chemin longe le bras de la Vistule, mais est en même temps bordé par un gigantesque étang à droite. L'endroit est une zone protégée et les oiseaux ne s'y trompent pas : cycnes, foulques, mouettes, échassiers. Pour traverser l'île j'ai repéré sur les plans une piste cyclable traversant la forêt. J'aurais dû me méfier, sachant ce qu'il sont capables de faire figurer comme un route, bah non... Au début ça a bien commencé, le sol est un peu meuble mais recouvert d'épines de pin qui empêchent les pneus de patiner. Mais au bout de quelques bornes, le sol est remplacé par un mélange sable/terre, quand il n'est pas tout simplement défoncé par les engins forestiers. J'ai dit que je traverserais cette île par la piste, je m'obstine, et mets finalement une bonne demi heure à faire moins de 10 kms.
A l'autre extrémité de l'île, bonne surprise : le bac attendu est là. Ah oui, parce que ça, ce n'était pas sûr. J'avais vu sur Google Earth que la route se terminait à la Vistule et qu'une autre route commençait de l'autre côté, mais c'est tout. Le bac est en fait une barge, coulissant le long d'un câble plongé dans la Vistule, et poussée sur l'autre flanc par un vieux remorqueur. Arrivé de l'autre côté, quelques kilomètres avant de trouver un snack (il est 13h00, ça commence à creuser). Je boude étrangement la pizza, lui préférant un hot dog. Je reprends le vélo, toujours vers l'Est. Tout d'un coup je réalise qu'il est déja près de 14h00, je ne suis toujours pas au Stutthof, et il faudrait commencer à réfléchir au retour. Je vois une jeune sur le bord de la route, avec un peu de bol elle va parler anglais. Bon, pas de chance, je sors mon polonais d'arrière cuisine : "Ile to kilometre do Sztutowo ?" (à peu près : combien de kilomètres vers Stutthof ?) elle comprend, douze kilomètres. ça va encore d'autant que c'est de la belle route.
14h00, j'arrive au Stutthof. L'entrée du site n'est pas payante mais le parking à vélo (deux bouts de métal pour accrocher la roue), si. Je visite rapidement le camp, et repère des personnes avec une sorte de palm autour du coup et des écouteurs sur les oreilles. Retour à l'accueil du camp pour prendre le mien, puis visite guidée d'1h30 en anglais. Pour ce qui est du camp en lui-même, bah tous les manuels d'histoire qui me sautentà la figure sans prévenir. Le crématoire est peut-être le plus abominable, j'ai l'appareil photo dans la poche mais je n'imagine même pas le sortir. Pendant ce temps, des visiteurs se font prendre en photo, en shorts et marcels, tout sourires, devant les fours. Pour un peu ils monteraient à califourchon dessus pour que la photo ait plus de gueule. L'envie de vomir devient plus forte, je sors prendre l'air pour me trouver face à une potence. Atmosphère...
Le chemin du retour est plus rapide, j'évite le piège de la piste sabloneuse et les détours inutiles. Centre ville, petit détour pour éviter la rue principale. Arrivé à l'appart à 19h00 je m'étonne d'avoir tout de même mis près de trois heures pour les 30kms du retour (attente du bac incluse). Petite vérification google earth, je comprends mieux le temps de trajet. Je viens de faire 100 bornes de vélo dans ma journée, le Stutthof est plusloin que je ne le pensais. Une grosse soirée était prévue à Gdansk, je crois que je n'irai pas jusqu'au lever de soleil... :-/ Gros point positif de la journée : Robert ne m'a pas trahi, malgré des chemins de pierre, de sable, des trous, des marches, etc. 100 bornes sans broncher, pas même une crevaison. Le vélo polonais, c'est du costaud :)
photos :
http://nico.mart.free.fr/gdansk/20070811_Sztutowo/album.php
Posté le 10.08.2007 par stagegdansk
Cette semaine, beau temps, mais pas assez pour la plage le soir. Ce sera donc footing dans la forêt. Première sortie mardi : après avoir suivi un chemin dans une valée, j'oblique pour une première colline puis une autre. La forêt est vraiment peu fréquentée, quelques VTTistes, c'est tout. Vraiment peinard. Après 40 minutes je crois reconnaître un immeuble. En fait je viens de faire une grande boucle et j'arrive juste derrière chez moi. Impeccable.
Hier, départ à nouveau mais un peu plus tard. Je ne veux pas faire trop de bornes, les escalades de collines de la veiller se font sentir. Au bout du premier chemin, j'oblique dans la direction opposée à la colline, histoire de découvrir un peu. Pour ça, j'ai découvert. Il y a des grands chemins, assez bien balisés, mais qui ne mènent nulle part. La forêt est très vallonée, je passe d'une crête à une autre sans jamais voir ni route ni habitation... La nuit commence à tomber, le brouillard aussi. Je fais attention à ne pas écraser les nombreuses minuscules rainettes qui traversent la piste, tout en commençant à me demander ce que je fais là... Je commence à me demander si je ne vais pas faire demi-tour avant de devoir dormir là quand je vois quelques toits dans une vallée. Je trouve un chemin qui descend et me retrouve, à quelques kilomètres de Gdansk, dans un autre monde : des petites maisons, toits de paille et mur en chaipakoi, blotties les unes contre les autres. Quelques fenêtres éclairées, un chemin de terre qui les longe. Je commence à avoir peur de croiser un gosse jouant du banjo sur une balancelle. Je finis par tomber sur une promeneuse à qui je demande ma route dans un polonais plus qu'hésitant. Elle m'indique la direction (à l'opposé de ce que je pensais être la bonne)... Après le village je trouve une route aux pavés humides, éclairés par des lueurs de lampadaires filtrées par le brouillard. Atmosphère Londres 1800. Je finis par comprendre où je suis en voyant les flèches de la cathédrale : Oliwa, à 8km de chez moi. Pour le gars qui ne voulait pas faire beaucoup de bornes, je suis mal barré. A ce point là, je décide de faire le grand tour, donc détour par la plage pour revenir avec une section dans le sable humide, sans chaussures, les éclairages rasants du môle éclairant tout juste les écumes. Environ 20kms une fois arrivé chez moi.
Ce soir, je remets ça, mais pas question de partir à l'aventure. Le plan : je pars par le chemin emprunté mardi mais à rebours, et ensuite je continue sur celui d'hier sans aller jusqu'à Oliwa. Après deux kilomètres, je suis à nouveau paumé. Nouvelle galère dans les petits chemins, mais ce coup ci j'ai prévu en partant plus tôt. re-collines, re-vallée, et je finis par trouver une route. J'arrêt un cycliste qui m'indique que le plus court pour rejoindre Gdansk, c'est de passer par Oliwa qui est à 3kms. Et m.... Arrivé à Oliwa, je retrouve ma rue pavée puis le petit village. Toujours joueur, je choisis de tenter ce chemin à rebours. Ca n'a pas manqué, il me suffit de 1km pour me rendre compte que je me suis encore planté, mais je ne veux pas faire demi-tour. Pendant deux kilomètres, je suis précédé d'un épervier qui semble m'indiquer le chemin. En fait il n'a pas trop le choix, son envergure lui interdit un vol à travers les arbres, et il doit lui aussi plus ou moins prendre les chemins. Il finit par m'abandonner. Re-re-collines, re-re-montées, re-re-descentes, etc. Dans une vallée je tombe sur une clairière : des fougères dans le soleil couchant, des sapins partout autour; Je souffle une minute et je vois une chose bouger dans les fougères. C'est une biche qui est à 50 mètres et qui me surveille. Je ne bouge plus, elle finit par penser que je ne la menace pas et continue tranquillement son repas. Je la laisse tranquille et je file. Je finis par retrouver une route que je connais bien,
ça est un sacré morceau de chance, fieu (un dessous de verre Zywiec dédicacé :P pour le premier qui me dit de quelles BDs cette citation est inspirée). Résultat : encore un petit semi-marathon :s
Ah oui, quand même : des suites de ce dernier footing, je veux manger une pizza (je sais, c'est super passionant). Donc deux choses à savoir pour ceux qui veulent transporter une pizza sortant du four en short avec en même temps tous les couverts, le verre, et la bouteille :
- La pizza respecte la loi de la tartine beurrée
- Les 4 fromages sur la cuisse, ça brûle
Posté le 08.08.2007 par stagegdansk
Depuis hier, je suis limite au chômage technique. Ma chef de projet ne détecte pas de nouveaux bugs et pour ceux qui sont en attente j'ai besoin d'un logiciel qui va finir de se télécharger dans environ 1h00. Après avoir fait le tour des sites des quotidiens français, descendu un paquet de Pim's, discuté avec une britanique en arrêt de travail, écumé tous les blogs polytechniciens, avancé mon rapport de stage, il ne me reste plus qu'à vous proposer un nouveau post en attendant une heure où je pourrai partir décemment du bureau sans m'attirer de regards interrogateurs. Ca fait deux mois que je suis ici et je ne vous ai parlé que de points précis du pays, voire de la ville. Mais aucune généralité sur les polonais (ou polonaises d'ailleurs). Donc allons-y :
Bon point pour eux, les polonais sont assez accueillants, et prennent leur temps pour m'expliquer les choses, essaient toujours de trouver une solution même si ils ne comprennent pas un mot de ce que j'essaie de leur dire. J'ai l'impression qu'ils sont encore plus sympas dès qu'ils se rendent compte que je ne suis manifestement pas du coin (cad dès que je me mets à parler). Ceci ne se généralise malheureusement pas : Les caissières sont une espèce à part. Elles me fusillent du regard dès que j'ai le malheur de ne pas avoir la monnaie au centime (groszy) près et me la rendent de mauvaise grâce. Je n'y suis pour rien, si je n'ai toujours pas trouvé de distributeur donnant des pièces... Si j'ai le malheur de n'avoir qu'un billet de 100zl je m'expose à un lever d'yeux au ciel suivi de toute une série de jérémiades maugréées plus ou moins distinctement à travers des mâchoires serrées.
Le boire et le manger : les polonais ont des estomacs en béton armé. Je n'ai encore pas réussi à comprendre quel est leur rythme alimentaire : font-il un, deux, trois, ou quatre repas par jour, je n'en sais rien. En tout cas ils sont capables de prendre ce qui s'apparent à un déjeuner seulement à 17h00 mais parfois ils se contentent de grignotter toute la journée. Vraiment étrange... Que mangent-ils ? les spécialités polonaises sont la charcuterie et les choux. Le chou c'est simple, ils en mettent partout et dans tous les états : cru, cuit, grillé, à la vapeur... J'en ai même trouvé dans les kebabs. Une chose en revanche très agréable est le prix et la disponibilité des fruits et légumes : sous l'ère communiste les citadins avaient des parcelles de terre en bordure des villes pour avoir de quoi manger tous les jours. Maintenant que les magasins d'état ont été remplacés par les grandes surfaces, ces parcelles de terre sont cultivées pour vendre la production sur de petits étals, sur le trottoir. D'autres ont été remplacées par des jardins d'agrément ou un coin de pelouse avec barbecue pour le week-end. Pour ce qui est de la boisson, ne jamais tenter de suivre un polonais : ils engloutissent les bières à la pinte et enchaînent à un rythme assez impressionant. Le degré d'une bière polonaise oscille entre 6 et 11°. J'ai l'impression que les nombreuses marques disponibles sont consommées un peu comme le cidre dans la Bretagne profonde (pléonasme ?). Je ne parle même pas de la vodka, consommée pure ou en cocktail...
La conduite polonaise : j'en ai déja dit un mot, mais ça vaut bien la peine d'y revenir. Donc pour rappel, ici la bande d'arrêt d'urgence ne sert pas à s'arrêter (trop dangereux) ni à circuler à vélo (ne même pas y penser) mais à se rabattre quand la voiture de derrière veut doubler, ce qui peut se produire n'importe quand. Cela se produit même tout spécialement quand une voiture arrive en face, voire même quand une autre voiture est déja en train de doubler en face, ce qui transforme momentannément une 2*1 voie en 2*2 voies. Le réseau autoroutier n'est pas énormément développé (surtout dans le nord) mais on y trouve des voies express sans limitation apparente, entrecoupées de passages piétons et de feux tricolores. Hors des villes, le réseau routier est très inégal, allant de la nationale tout à fait honnête au chemin de terre (signalé sur les cartes comme une route normale), en passant par des sections de routes faites de plaques de ciment aux jointures douloureuses pour le dos et (j'imagine) pour les amortisseurs. En ville, il est conseillé aux voitures désirant tourner à droite à un carrefour de griller le feu rouge pour éviter de se faire emboutir par la voiture suivante, qui ne comprendrait pas de voir quelqu'un arrêté au feu rouge alors qu'il veut tourner à droite...
Assez bizarrement, la police semble plutôt répressive et les radars automatiques sont bien plus nombreux qu'en France. En 22 ans, je n'ai jamais eu affaire à la police. En deux mois passés en Pologne, je me suis fait eng.... deux fois, et contrôler une fois. La première discussion houleuse a eu lieu car je ne tenais pas assez ma droite sur la route (il fallait sans doute que je pédale dans le caniveau) et la seconde parce que je ne tenais pas mon guidon sur une piste cyclable au beau milieu de la forêt, déserte, sauf bien sûr une voiture de flics débouchant d'un petit chemin. Enfin, je ne me plains pas, un ami a failli terminer la nuit au poste pour avoir osé traverser à rouge sur un passage clouté. S'ajoute à cela une hyper-sécurisation des centre-villes et des bâtiments fonctionnels, avec des compagnies de sécurité privées auxquelles il ne manque qu'un casque et un M16 pour avoir le parfait équipement du petit GI (gilet pare-balles inclus, c'est connu, il faut au moins ça pour assurer la sécurité du supermarché du coin).
Les polonaises maintenant. A quelques exceptions près, elles sont conformes à leur réputation :) . La mode féminine polonaise renfore cet attrait : tout dans le mini, à la plage mais également dans la rue, les magasins, en boîte, partout... Certaines discothèques semblent être de vrais aimants à top-models, c'est assez impressionant. L'envers de la médaille, c'est qu'elles sont quasiment toutes casées, mais ça ne les empêchera pas de passer toute la soirée avec toi en boîte. Simplement, à la fin de la nuit, elles te disent "tiens, au fait, je te présente Bartek (oui, ils s'appellent tous Bartek ici), c'est mon copain". Là tu dis bonjour à Bartek, lequel n'est visiblement pas du tout gêné, et tu te casses après quelques politesses.
Pour conclure ce post, quelques mots sur un polonais dont je pensais faire la connaissance : mon collocataire. Bah c'est raté. A part une soirée où il m'a invité à boire un bière en compagnie d'un de ses collègues, je pense que j'ai passé plus de temps avec les caissières du magasin d'en bas qu'avec lui. Quand je pars au taff, il n'est pas encore levé, le soir il vit dans sa chambre, à part les 5 minutes qu'il passe à faire réchauffer son dîner. Je sais qu'il est là car je l'entends, je le croise souvent à peu mais ça se résume à ça. Par exemple, depuis vendredi, je ne l'ai vu qu'une seule fois.